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11.09.2007, molly
Je couvre du regard la gamme de moto de mes comparses et freine du regard sur la Ducati ST3. La 1000 cm3 possède une allure bien sportive. Label Rouge pour les tours, la belle rouge pour la robe. Le bruit est superbe, une puissance sous-jacente dans un environnement feutré. Pas la sonorité batterie de cuisine de la Monster. Maman, si tu me voyais, tu serais fière !
Au loin la plage et ses beignets mais sous le casque, c'est la banane....je souris de plaisir. Hop, hop, hop, dans un semblant de chaos sur fond de négociations, chacun a retrouvé un nouvel étalon. Chaque pause ressemble au jeu de la moto musicale mais là, personne n'est éliminé. Les moteurs redémarrent "Vraoum, pet, pet", le concert en pot majeur finit par couvrir les claquements des béquilles de chaque chef d'orchestre. Le motard est un musicien qui s'ignore. Je trouve ma position dans la selle et commence à tourner la poignée pour partir sur un filet de gaz. A son guidon, je me surprends à pencher de plus en plus.
Les caoutchoucs de Bridgestone mettent en confiance. Zéro glissade, pas d'à-coup, aucune frayeur, les BT 021 ont un grip permanent. Ils accrochent sévère les boudins. Pas de secousses, même sur les portions de routes bosselées et ondulées, pas de surprise dans les parties gravillonneuses à l'adhérence précaire, en descente comme en montée, l'Italienne se révèle d'une maniabilité diabolique et je finis...décati.
Bon d'accord, je ne frotte pas les repose-pieds à chaque virage comme certains balaises. Tout le monde s'appelle pas Stéphane Lacaze, du mag Moto et Motards, et peut se permettre de partir en Wheeling sur la Ducati Multistrada le pied à peine posé sur la nouvelle bécane. Littéralement E-c?u-rant ! Et pour les détracteurs, je le dis haut et fort : « Oui, je suis jaloux, et alors ? »
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